humilité

Humilité

Étymologiquement, ce terme signifie la terre vivante, celle qui porte et qui nourrit et à partir de laquelle tout pousse.

Cela met en lumière une chose essentielle : l’humilité est une qualité liée à l’enracinement. Être humble, c’est être pleinement ancré en soi-même, c’est vivre sa propre vie depuis cet endroit vrai, stable, vivant et grâce auquel tout devient possible. L’être qui y repose est pleinement présent à lui-même, aux autres et au monde. Il n’a rien à démontrer, rien à conquérir, rien à fuir. Il est là dans sa juste place, et cette justesse rayonne naturellement dans tout ce qu’il fait.

La parole qui vient du cœur

L’être humble est capable d’incarner une sérénité profonde, un état entier et accompli qui traverse les tempêtes sans se briser. Ce n’est pas le calme des jours sans vagues, c’est quelque chose de bien plus solide et vivant : une paix profonde et pérenne qui permet d’être pleinement soi quelle que soit la situation.

Dans cet ancrage, la parole vient de son cœur, de l’amour qui peut se manifester dans une douceur et une tendresse infinies, capable de toucher les endroits les plus fragiles en l’autre avec subtilité et respect. Et Il peut aussi s’exprimer avec force, tranchant et être capable d’affirmer sa nature sans compromis, d’apporter la lumière là où règne l’obscurité avec justesse et la même bienveillance. L’Amour est ce qui rend une personne humble douce, forte et libre à la fois et qui lui permet d’être ce qu’elle est vraiment, sans chercher à plaire ni à s’imposer.

La valeur de l’être

Il y a dans l’humilité une vérité essentielle : La valeur d’une personne ne réside ni dans l’éclat qu’elle projette, ni dans la reconnaissance que lui accordent (ou lui refusent) ses pairs. Elle est dans sa nature profonde et véritable, au-delà des héritages familiaux, des codes sociaux, professionnels et du cadre sociétal.
Chacun peut prendre conscience de sa valeur lorsqu’enfin il accepte d’être pleinement ce qu’il est sans résistance et sans jugement, lorsqu’il décide d’entendre et de reconnaître ce dont il a vraiment besoin au-delà de ses désirs et de ses croyances limitantes, lorsqu’il choisit de s’affirmer dans La lumière qui est sa nature, simplement et sans compromis.

Dans cet état de conscience, la rencontre véritable avec l’autre peut enfin avoir lieu. Non pas celle de deux façades qui se mesurent ou se séduisent, mais celle de deux êtres qui se reconnaissent dans leur humanité commune et qui choisissent d’entrer dans la relation avec les mains ouvertes, sans volonté de prendre et de se défendre. L’autre peut être reçu tel qu’il est, dans sa beauté, dans ses blessures, dans sa complexité, etc. parce que chacun s’est d’abord accepté lui-même de cette même façon.

C’est dans cette qualité de présence que réside l’un des présents les plus précieux qui puisse être offert au monde. Non pas vos accomplissements, non pas vos certitudes, mais simplement ce que vous êtes. Une présence qui dit à l’autre, sans un mot : tu peux être toi. Et c’est ainsi que la paix et la joie se répandent, non pas par la force ni par la volonté de changer les choses ou les autres, mais par le rayonnement naturel de ce qui est vrai, ancré et vivant en vous. Par cette Lumière qui n’éblouit pas mais qui éclaire et qui rappelle sa présence à celles et à ceux qui l’ont oublié ou ignoré.

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